Quinze personnalités politiques françaises s’opposent à la "GPA éthique"

Quinze personnalités politiques françaises s’opposent à la "GPA éthique"
Publié le
June 2, 2026

Dans une tribune transpartisane, quinze personnalités politiques ont affiché leur opposition à la légalisation de la GPA, un projet relancé par Gabriel Attal. Une prise de position saluée par le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine, qui souligne que cette pratique "nourrit la traite des êtres humains".

Peu après avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal a relancé le débat sur la gestation pour autrui (GPA), une réforme qu’il défend depuis plusieurs années. Cette pratique consiste à implanter dans l’utérus d’une mère porteuse un embryon issu d’une fécondation in vitro ou d’une insémination. L’enfant est ensuite remis, après sa naissance, au couple qui en a fait la demande. En France, la GPA est interdite, bien que plusieurs centaines de Français y aient recours chaque année à l’étranger.

Gabriel Attal est partisan d’une légalisation de la GPA dite "éthique", c’est-à-dire sans transaction commerciale. Pour Irène Théry, directrice d’études à l’EHESS et sociologue du droit, de la famille, du genre et de la parentalité, cette notion repose également sur la qualité des relations entre la mère porteuse, le couple qui fait appel à elle et l’ensemble des personnes impliquées dans le processus.

Face à cette volonté de légalisation de la GPA, quinze personnalités politiques de tous bords ont signé une tribune transpartisane à l’initiative de la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé. Les signataires sont : François Baroin, Nicole Belloubet, Xavier Bertrand, Jean-Michel Blanquer, Agnès Buzyn, Rachida Dati, Nathalie Delattre, Agnès Firmin Le Bodo, David Lisnard, Véronique Riotton, Laurence Rossignol, Frédéric Valletoux, Manuel Valls et Dominique Vérien.

Le cœur de leur prise de position est clair : non, il n’existe pas de GPA "éthique" et non, "nous n’avons pas le droit de mettre le corps des femmes à la disposition du désir d’autrui".

Source : www.infochretienne.com

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Commentaire du CPDH

« La GPA “éthique” n’existe pas », déclarent 15 personnalités politiques du PS à LR, autour de la ministre Aurore Bergé. Une prise de position bienvenue dans le contexte actuel de relance du débat par Gabriel Attal.

Franck Meyer a réagi à cette tribune transpartisane qui s’oppose au fait de « mettre le corps des femmes à la disposition du désir d’autrui » et demande l’abolition internationale de la GPA, sous toutes ses formes, afin que l’interdit de principe soit respecté dans les faits ! La GPA nourrit la traite des êtres humains, nous voulons le redire haut et fort.

Et nous nous associons à la conclusion de ce texte : « une civilisation ne se définit pas seulement par ce qu’elle a le pouvoir de faire ; elle se définit aussi par ce qu’elle choisit, collectivement, de ne pas faire. »

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